Boulevard du Roi Albert II, 5, 9ème étage - 1210 Bruxelles - Belgique - Tél. +32 2 224 06 91 - Fax. +32 2 224 06 94 - E-mail: secretariat@csee-etuce.org
Violence




Premier Projet du CSEE : prévenir et combattre la violence dans les écoles


Présentation du project

Les principaux objectifs du projet étaient d’informer les syndicats d’enseignants sur l’Accord cadre autonome sur le harcèlement et la violence au travail approuvé par les partenaires sociaux européens en mars 2007 et sur sa mise en œuvre au niveau national  dans tous les pays UE/AELE. En outre, le CSEE a tenté d’échanger et d’analyser les bonnes pratiques existantes dans divers pays européens sur la manière d’aborder la violence dans les écoles et s’est penché sur leur transposition dans d’autres pays. Et enfin, un objectif majeur consistait en l’élaboration d’une politique du CSEE sur la question de la violence dans les écoles.

Un Comité directeur a été mis en place afin d’encadrer la mise en œuvre du projet. Ce comité est composé de deux représentants du secrétariat du CSEE et de 5 représentants des partenaires du projet - un par syndicat (voir ci-dessous). L’un de ces partenaires, désigné en tant que coordinateur du projet,  veille à l’orientation politique de celui-ci.

Une première étape dans la mise en œuvre du projet était l’identification de thèmes clés sur lesquels il a avait été demandé aux partenaires du projet de rassembler de l’information et des bonnes pratiques nationales. Le Rapport du CSEE « Prévenir et combattre la violence dans les écoles » devait nourrir la discussion du premier séminaire. La première partie du Rapport introduit les objectifs du projet. La seconde partie se penche sur les différentes définitions de la violence et du harcèlement par plusieurs chercheurs de renommée (tels que Di Martino), des organisations internationales (telles que l’Organisation mondiale de la santé), la législation européenne (Directives 2000/43/EC, 20000/78/EC, 2002/73/EC) et l’Accord cadre autonome européen sur le harcèlement et la violence au travail. La troisième section du rapport se concentre sur le cadre légal des 5 pays ciblés (Bulgarie, Espagne, Suède, Angleterre/Pays de Galles et Allemagne), en décrivant les mesures légales actuellement proposées en réponse à la violence et au harcèlement sur le lieu de travail et plus spécifiquement dans les écoles. La quatrième section porte sur l’analyse des informations fournies par les partenaires du projet sur les thèmes clés identifiés, à savoir la formation des enseignants et la gestion des écoles ; les plans d’action des écoles ainsi que les solutions de programmes et de partenariats scolaires (impliquant les parents, les enseignants, les directeurs d’école, les universités, les centres d’activités extra-scolaires et diverses institutions culturelles, la médiation etc.). La 5e et dernière section explique brièvement le travail des partenaires du syndicat dans le projet sur la violence dans les écoles.

Le premier séminaire du projet a été organisé à Madrid les 3 et 4 avril 2008. L’objectif de ce séminaire était la discussion du rapport du CSEE « Prévenir et combattre la violence à l’école » et la tenue d’un débat sur la violence à l’école entre les organisations membres du CSEE.

Le CSEE a ensuite élaboré un Guide de mise en œuvre à l’intention des syndicats d’enseignants ainsi qu’un plan d’action intitulé « Prévenir et combattre la violence à l’école » en coopération avec les partenaires du projet.

Le Guide de mise en œuvre du CSEE à l’intention des syndicats d’enseignants est un outil visant à permettre aux syndicats d’enseignants de mieux appréhender le contenu et les implications de l’Accord cadre européen et à leur donner des exemples de mise en œuvre. Le Guide de mise en œuvre du CSEE définit les approches de prévention et de sécurité à prendre dans les écoles. En matière de prévention  de la violence, les mesures suivantes sont mentionnées : la formation des enseignants ; le contenu des programmes scolaires (cours destinés à améliorer le comportement des élèves) ; la petite taille des classes ; l’intervention de spécialistes en médiation, d’éducateurs, etc. Les politiques de développement global de l’école sont essentielles dans le processus de prévention. Les plans d’action ou protocoles devraient être élaborés en coopération avec les enseignants et toute la communauté éducative. L’évaluation du risque lié au lieu de travail devrait servir à analyser la situation et identifier les dangers. L’accent est mis sur l’importance de la formation de la direction de l’école. En ce qui concerne les mesures en matière de sécurité, les suggestions suivantes ont été avancées : gardiens, services d'assistance téléphonique, interventions de la police à l'école, registres pour l'aide aux victimes, etc.

Le Plan d’action sur la violence et le harcèlement dans les écoles présente la position politique du CSEE quant à la question de la violence dans les écoles. Le CSEE reconnait que les écoles sont généralement des lieux disciplinés dans lesquels les enfants et les jeunes gens ainsi que les enseignants et d’autres personnels de l‘éducation se sentent en sécurité. Toutefois, des incidents violents dans les écoles constituent un obstacle à l’enseignement et ont une influence néfaste sur l’environnement de travail des enseignants et sur la qualité de l’enseignement prodigué aux élèves. En outre, le secteur de l’éducation est l’un des secteurs publics dont les employés souffrent le plus de la violence (cf. les statistiques du rapport européen sur les conditions de travail). Le CSEE estime qu’il est nécessaire de préserver la sécurité dans les écoles, lieux d’enseignement et d’apprentissage. Le document politique pose les bases sur lesquelles un travail pourra être élaboré dans les années à venir à différents niveaux : européen, national/régional, local/provincial et scolaire.

La conférence finale du projet, qui a eu lieu à Sofia les 9 et 10 juin 2008, a eu pour double objectif de débattre du Guide de mise en œuvre du CSEE et d’élaborer le Plan d’action du CSEE. Ce document politique a finalement été adopté par le Bureau exécutif du CSEE les 11 et 12 novembre 2008.


Organisations partenaires et membres du comité directeur du projet

-Lärarforbundet, Suède
-GEW, Allemagne
-SEB, Bulgarie
-FECCOO, Espagne
-NUT, R-U

Liens vers les publications du projet

Plan d'action du CSEE
Guide de mise en oeuvre
Rapport du projet violence
Anglais

Second projet du CSEE sur la violence à l’école:
« Cyber-harcèlement : Les enseignants préoccupés par la violence à l’école II »

Résumé du projet

Cette proposition de projet s’inscrit dans la continuité du travail entamé par le CSEE en 2007.

Le premier projet sur la violence dans les écoles se concentrait sur la sensibilisation de l’ensemble des organisations membres du CSEE sur la violence à l’école qui met en danger non seulement les élèves mais aussi l’ensemble du personnel du secteur de l’éducation. Le projet a fourni aux syndicats d’enseignants des informations sur l’accord cadre autonome européen des partenaires sociaux sur la violence et le harcèlement au travail. Il a permis en outre l’organisation de formations sur la mise en œuvre de l’accord au niveau national dans les pays UE/AELE, en analysant les bonnes pratiques existantes sur la lutte contre la violence dans les écoles ainsi que le transfert de ces pratiques à d’autres pays. Les résultats de ce projet sont présentés dans le Guide de mise en œuvre à l’intention des syndicats d’enseignants ainsi que dans le Plan d’action du CSEE sur la prévention et la lutte contre la violence à l’école, qui constitue un ensemble de lignes directrices sur la mise en œuvre de l’accord cadre au niveau de l’école ainsi qu’aux niveaux local, national et européen.

Sur base de l’expérience de ce premier projet, il est apparu clairement que la cyber-intimidation / le cyber-harcèlement est devenu un sujet très débattu dans les écoles puisqu’il constitue un grave danger pour les enseignants sur leur lieu de travail et quant à leurs conditions de travail.
La cyber-intimidation consiste en l’utilisation de technologies de l’information et de la communication tels que les courriels, les espaces de discussions («chat rooms»), les messageries instantanées ou encore les sms (ou textos) dans un comportement délibérément hostile envers un individu ou un groupe avec une intention de lui nuire. La cyber-intimidation va de l’envoi continu  de messages à une personne ne souhaitant plus être en contact avec l’expéditeur à des menaces, des remarques à connotation sexuelle, à connotation péjorative. Elle peut également consister en une coalition contre une victime en la ridiculisant dans des forums, en publiant des informations mensongères à son sujet, ou en diffusant des photos ou des films par téléphones mobiles. La cyber-intimidation à l’encontre des adultes est appelée cyber-menace ou cyber-harcèlement. Les tactiques les plus généralement utilisées par les agresseurs consistent, par exemple, à vandaliser un moteur de recherche ou des encyclopédies pour porter atteinte aux revenus, à l'emploi, à la réputation ou à la sécurité de la victime. Les attaques peuvent se dérouler sur le lieu de travail ou sur le site web de l'entreprise ou de l'école, sur des blogs ou dans des revues. Les motifs sont variés, allant de raisons affectives comme l'antipathie personnelle à des conflits d'intérêts au travail ayant souvent une motivation directement économique.

Le CSEE estime nécessaire d’examiner spécifiquement et sous un nouvel angle le phénomène du cyber-harcèlement dans les écoles et de trouver des moyens de lutter contre ce phénomène dans le cadre de cette proposition de projet.

Ce projet va permettre au CSEE de continuer à mettre en œuvre l’Accord cadre des partenaires sociaux sur le harcèlement et la violence au travers de ses organisations membres et de soutenir la mise en œuvre de son Plan d’action sur la prévention et la lutte contre la violence dans les écoles, en insistant spécifiquement sur les mesures anti cyber-harcèlement dans les écoles.

L’objectif général de ce projet

Ses objectifs spécifiques :

Des représentants de syndicats de 5 pays différents formeront un Groupe directeur. Grâce à leurs propres expériences au niveau national, ils suivront et conseilleront le CSEE tout au long du projet.

Des informations seront recueillies sous forme de deux questionnaires à partir desquels s’élaborera le projet. Le premier questionnaire permettra d’identifier l’état actuel ainsi que les mesures existantes sur le cyber-harcèlement dans les pays membres, ç.-à-d. identifier la situation et les besoins actuels au niveau national. Le deuxième questionnaire examinera les stratégies syndicales anti cyber-harcèlement ainsi que les défis futurs.

Membres du Comité directeur du projet
-Jennifer Moses, NASUWT, R-U
-Nina Lahtinen, OAJ, Finlande
-Michal Mlcousek, OZPŠaV, Slovaquie
-Marianne Demmer, GEW, Allemagne
-Patricio Perez, FECCOO, Espagne

Réunions prévues dans le cadre du projet
Un premier séminaire est prévu en février/mars 2010 à Bruxelles et une conférence finale en juin 2010.

Rapports
Disponibles depuis la page des publications